Contre-Enquête film

Contre-Enquête film


Contre-Enquête
1hr 25min
Policier
Date de sortie: 07-03-2007
Avec: Jean Dujardin, Laurent Lucas, Agnès BlanchotVoir la Bande-Annonce Bas-débit | Haut-débit
Site Officielpublicité
Synopsis
Malinowski, Capitaine à la Crim', a l'habitude d'être confronté aux faits-divers les plus durs. Mais lorsque sa propre fille est assassinée, tout bascule. Bouleversés par sa détresse, ses collègues mènent l'enquête au pas de charge et un suspect est bientôt arrêté, puis condamné.

Du fond de sa cellule, celui que tout semble accuser clame son innocence et décide d'écrire à Malinowski. Et s'il était innocent ? Face à la douleur du père qui a obtenu justice, le doute du flic s'installe peu à peu. Pour Malinowski, une contre-enquête solitaire commence...







Critique Presse
Brigitte Baudin - Le Figaroscope
(...) un polar musclé avec une intrigue bien ficelée, un suspense qui ne mollit pas jusqu'à la dernière seconde, des personnages authentiques et bien dessinés.

Jérôme Vermelin - Metro
Sans esbrouffe visuelle mais conduit par intrigue maline, crue et implacable, privilégiant l'étude psychologique des protagonistes (...) Un coup d'essai réussi.

Jean-Luc Brunet - MCinéma.com
Malgré quelques maigres indices, le réalisateur nous entraîne sur les traces de cet homme blessé, sans jamais nous donner une longueur d'avance.

# Posté le jeudi 05 avril 2007 10:59

Cinéma Ensemble, C'est Tout

Cinéma Ensemble, C'est Tout


Ensemble, C'est Tout
1hr 37min
Comédie dramatique
Date de sortie: 21-03-2007
Avec: Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent StockerVoir la Bande-Annonce Bas-débit | Haut-débitpublicité
Synopsis
La rencontre de quatre destins croisés qui vont finir par s'apprivoiser, se connaître, s'aimer, vivre sous le même toit.

Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine avec grâce à ses heures perdues. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle.

Leurs doutes, leurs chagrins, c'est ensemble qu'ils vont apprendre à les adoucir, pour avancer, réaliser leurs rêves. Ils vont se découvrir et comprendre qu'ensemble, on est plus fort.

Bandes-annonces et Vidéos

Extrait vidéo 2 - Français
Extrait vidéo 3 - Français
Extrait vidéo 1 - Français
Bande-annonce 1 - Français
Extrait vidéo 6 - Français
Extrait vidéo 4 - Français

Plus de Bandes-Annonces
Extrait vidéo 5 - Français


Critique Presse
Marie-Noëlle Tranchant - Le Figaroscope
C'est un film pour fêter le printemps, un petit bijou de fraîcheur, de pureté, de gaieté généreuse et tendre.

Jean-Luc Douin - Le Monde
Le film ne cherche pas la malice, il observe sur un mode léger, tendre, jubilatoire et sensible, la quête d'harmonie de ces quatres personnages au coeur pur, avec une indiscutable empathie.

Pascal Mérigeau - Le Nouvel Observateur
Il y a dans cette relation qui semble s'être instaurée quelque chose de très touchant, qui passe à l'écran et donne au spectateur l'envie d'y croire et d'en être, lui aussi.

Photos

# Posté le jeudi 05 avril 2007 10:55

Comment sait-on qu'on aime ?

Comment sait-on qu'on aime ?
Comment sait-on qu'on aime ?
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Quand il est là, nous ne pouvons douter de sa présence. Mais dès que nous cherchons à le définir, l'amour prend un malin plaisir à nous échapper. Enquête...
Comment sait-on qu'on aime ?

Quand il est là, nous ne pouvons douter de sa présence. Mais dès que nous cherchons à le définir, l'amour prend un malin plaisir à nous échapper. Enquête sur un sentiment qui résiste à toute logique.
Quels critères, quels signes nous assurent que nous aimons vraiment ? Si, comme Jean Cocteau, nous pensons qu'il n'y a pas d'amour, mais seulement des "preuves d'amour", qu'est-ce qui, dès lors, fait preuve ?
La fidélité ? Non. La fidélité est affaire de tempérament, d'éthique personnelle, de rapport au corps, mais ne prouve rien quant à l'amour que l'on ressent ou non pour son conjoint. Nous savons bien que le désir sexuel pour une personne peut tomber et l'amour, rester. La mémoire des dates anniversaires ? L'offrande de cadeaux ? Le désir de passer le plus de temps possible avec l'autre ? Non plus, car, là aussi, il est plus question de caractère, de goût, d'éducation.
Le bouleversement
Alors, comment savons-nous que nous aimons ? « Tout d'abord, il ne faut pas confondre l'état amoureux et l'amour, explique l'écrivain Michel Cazenave (auteur d' "Histoire de la passion amoureuse", Lebaud, 2001). Au début, ils se présentent de la même façon, une sorte de bouleversement de l'être tout entier dont la Phèdre de Racine rend compte par ces quelques mots : "Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue." » Cet état paroxystique et un peu théâtral, les neurologues et les psychiatres l'assimilent aux névroses obsessionnelles. Il dure six mois, un an maximum.
« C'est ensuite qu'apparaît la vérité du sentiment, poursuit Michel Cazenave. Quand cet emballement se métamorphose, on se rend compte alors que ce qui est important pour nous n'est plus notre petite personne et le plaisir que nous tirons de notre partenaire, mais l'autre, devenu indispensable comme s'il détenait notre principe vital. »
Le temps nous révélerait donc s'il s'agit ou non d'amour. Mais quelles autres preuves encore ?

La demande

« Avec Irène, j'étais attentif à ce que je disais quand, d'ordinaire, avec les femmes, je suis plutôt du genre insouciant et joueur, explique Georges. Je n'avais pas envie d'étaler ma vie mais, au contraire, de maintenir un jardin secret afin de de la protéger de ce qui aurait pu la blesser. J'éprouve du respect pour elle, et je sais que je l'aime parce que je fais des efforts pour la garder. » Laurence, quant à elle, raconte que « certains jours, je ne sais plus si j'aime Hervé ; je me sens indifférente. Puis, grâce à un geste qu'il fait, aussi banal que de se passer la main dans les cheveux, ou à une réflexion qu'il lance, dans ce langage que moi seule peux comprendre, je suis troublée, émue. Je sais alors que l'amour est là, même s'il devient parfois imperceptible. »
Temps, respect, trouble, les preu-ves varient au gré des individus. « Mais surtout, elles ne prouvent rien, affirme Alain Guy, psychanalyste et professeur à Paris-VIII. Elles sont une tentative pour savoir quelque chose de l'amour, alors que l'amour et le savoir sont deux notions qui s'opposent. L'amour est une magie, quelque chose d'incongru qui surgit dans l'existence et qui est de l'ordre de l'insu, de l'inconscient. Il n'a donc rien à voir avec la raison. Mais cette irruption bouleverse tellement le sujet que celui-ci essaye de rétablir de la logique, du sens, afin d'être sûr qu'il n'est pas fou. Quand on aime, on passe son temps à interroger l'autre pour déchiffrer la place que l'on occupe en lui. Et cette façon que l'on a de réclamer à l'autre des signes de son amour prouve que l'on aime. »
La formule de Cocteau devrait donc être complétée : il n'y a, en réalité, ni amour ni preuves d'amour ; il n'y a que des demandes de preuves d'amour. C'est lorsque nous ne pouvons plus vivre sans réclamer à l'autre des signes de son amour que nous savons, à coup sûr, que nous aimons.




Le trouble du corps

Et puis il y a le corps. Un corps impatient, un corps qui attend l'aimé, qui réclame sa voix, son regard, sa présence. Pour Catherine, elle est là, la preuve : « Quand j'aime, l'autre me manque. Que je sois au travail, au cinéma ou en train de discuter avec une amie, l'aimé me revient par bouffées dans la tête, et je ressens son absence. C'est une tension qui ne se relâche que lorsqu'il apparaît. »
Chantal Thomas (auteur de "Comment supporter sa liberté", Rivages, 2000), philosophe et écrivain, renchérit : « Je sais que j'aime quand le monde acquiert une sorte d'éclat, de relief suraigu beaucoup plus captivant que dans les autres moments de la vie. Par exemple, pour moi qui aime me promener, il y a dans ces moments-là une sorte de rehaussement de tout ce que je vois, non pas parce que j'irais ensuite raconter à la personne aimée ma promenade, mais par le simple fait que cette personne existe. Cela me met sexuellement, intellectuellement, émotionnellement dans un état où tout est plus intense. »
Plus que la raison, ce serait donc notre corps qui nous renseignerait sur le sentiment d'amour, par la façon dont l'aimé l'habite même lorsqu'il est absent, et par la manière particulière que nous avons, en sa présence, d'être réceptifs à ses gestes, ses attitudes, ses expressions, son odeur, son grain de peau.
Le manque
Ce sont d'ailleurs ces mêmes détails qui, un jour, nous révèlent notre désamour. Inès se souvient de ce matin où elle est entrée dans la cuisine alors que son mari prenait son petit déjeuner. « Sa façon de tenir sa tartine, les mots qu'il disait, l'odeur qu'il dégageait m'indisposaient. Exaspérée, j'ai levé les yeux au ciel, mais quand j'ai surpris le regard de ma fille sur moi, j'ai eu honte. J'ai su qu'elle venait de comprendre, au même instant que je le comprenais moi-même et sans que j'aie besoin de prononcer le moindre mot, que je n'aimais plus mon mari. »
Pour Inès, le corps de son mari était devenu « de trop ». Or, aimer, c'est rechercher l'autre, puisque lui seul nous permet de nous sentir complet. « Ce que l'on recherche dans l'amour, c'est quelque chose qui nous manque sans que l'on sache ce qui nous manque, explique Alain Guy. Mais l'autre, par sa seule présence, a ce don de nous apporter une plénitude qui nous rend léger, transporté, aérien.
Le destin de l'être humain est de vivre dans un manque existentiel impossible à combler, et pourtant, aimer, c'est, malgré tout, demander à l'autre quelque chose qu'il n'a pas, mais que sa présence vient combler quand même. Raison pour laquelle Lacan disait : "Aimer, c'est donner ce que l'on n'a pas." »




Le mystère

A quoi sait-on que l'on aime ? Peut-être vaut-il mieux, justement, ne pas le savoir, comme nous l'enseigne le mythe de Psyché. Cette héroïne de la mythologie grecque partage avec le dieu Eros des nuits enflammées. La seule condition que pose celui-ci à leur amour est que la jeune femme ne cherchera jamais à le voir. « S'il ne veut pas se montrer c'est probablement parce que c'est un monstre », soufflent à son oreille les soeurs de Psyché. Aussi, une nuit où il s'est endormi, Psyché se lève, va quérir une lampe et éclaire Eros. Le dieu de l'amour se révèle alors si beau que la jeune femme en tremble et qu'une goutte d'huile brûlante tombe sur le corps de son amant, qui se réveille et s'enfuit. Psyché paye donc la connaissance acquise par la disparition de l'amour, ce leurre délicieux qu'il faut se garder de trop interroger car, à vouloir le maîtriser par la pensée, on risque de le voir s'envoler.
Qu'est-ce que l'amour ? C'est cette chose surgie d'on ne sait où, qui vient représenter on ne sait quoi, un presque rien qui peut, pourtant, faire basculer notre vie. « Certaines personnes perdent régulièrement leurs clefs, d'autres se foulent la cheville ou le poignet, d'autres encore ont des accidents de voiture à répétition sans pour autant interroger la nature de ces actes, reprend Alain Guy. Eh bien, l'amour est un peu l'équivalent d'un acte manqué, au sens où on peut le vivre cinq ans, dix ans ou toute une vie sans jamais l'interroger. »
Françoise Dolto, à qui Willy Barral (In "Françoise Dolto : c'est la parole qui fait vivre" de Willy Barral, Gallimard, 1999) demandait pourquoi les époux – même passionnément amoureux – voyaient souvent leur désir sexuel s'amenuiser au fil des années, donnait cette superbe réponse : « C'est tout simplement qu'ils font trop souvent l'amour, mais sans s'en rendre compte, la nuit, quand ils dorment ensemble. [...] On ne communique jamais autant que la nuit à travers nos inconscients qui se libèrent. »
Milan Kundera ne dit pas autre chose lorsqu'il parle, dans "L'Insoutenable Légèreté de l'être" (Gallimard, 1989), du bonheur que représente le sommeil à deux : « L'amour ne se manifeste pas par le désir de faire l'amour (ce désir s'applique à une multitude de femmes), mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu'une seule femme). »




RAPHAEL DELPARD :"La Minute où l'on tombe amoureux"

La minute où l'on tombe amoureux est frappée au coin du mystère. L'essayiste Raphaël Delpard a eu la bonne idée de raconter ces instants « où s'allume l'étincelle qui embrase coeur et raison » (1). Pour cette exploration, il a mêlé témoignages et fictions.
Nicole entre dans un amphithéâtre bondé et aperçoit un jeune homme au milieu de la foule. Une voix dans sa tête martèle : « C'est lui ! C'est lui ! » Deux ans après, elle l'épouse.
Dans un restaurant de Brazzaville, Kim se dit, en découvrant son voisin de table : « Tiens, c'est le genre d'homme qui me plairait ! » Dans l'avion qui la ramène en France, elle se retrouve assise à côté de lui. Ils tombent amoureux. Des histoires fascinantes, car toutes, ou presque, sont à la frontière de l'irrationnel.
(Valérie Colin-Simard)





MICRO-TROTTOIR : Confidences d'amoureux

Un beau jour, leur coeur a fait boum. Parce que c'était elle, parce que c'était lui. Ils ont 30 ou 60 ans, et se souviennent encore avec le même émoi de leur première fois.

• Karine, 27 ans
« Récemment, on s'est retrouvés après une séparation. Quand je me suis sentie à nouveau contre lui, bien et heureuse, j'ai compris que je ne voulais plus le perdre, que c'était lui et pas un autre. »
• Bruno, 29 ans
« J'ai cessé d'un coup de regarder les autres filles, je ne voulais plaire qu'à elle, ne voir qu'elle. Elle devenait ma raison de vivre. Quand elle n'est pas là, rien ne vaut le coup ! »
•Séverine, 26 ans
« Depuis que nous sommes ensemble, tout est facile. Je ne me pose pas de questions, je me sens toujours bien, j'ai envie de parler, de sortir, de tout. Et surtout, de me marier avec lui. D'ailleurs, la date est fixée ! »
• Jean-Christophe, 32 ans
« Avant Séverine, j'étais un grand solitaire, fuyant tout engagement. Avec elle, j'ai découvert que l'on pouvait vivre ensemble et être heureux comme jamais avant. »
• Martine, 47 ans
« J'ai su que je l'aimais lorsqu'il m'a demandé de rester dormir chez lui. J'ai appelé mes parents pour leur demander l'autorisation. J'ai eu l'audace et l'envie de le faire. Une première ! »
• Jacques, 56 ans
« Quatre ans avant de pouvoir l'embrasser ! Moi qui, d'une manière générale, ne suis pas du tout têtu ni patient, c'était forcément la preuve que je l'aimais. »
• Martine, 36 ans
« A une période où je n'étais pas très bien, il a été le premier à me faire rire. Ç'a été comme un coup d'air frais dans ma vie. Je ne pouvais plus m'en passer. »
• Patrick, 34 ans
« La voir suffisait à me rendre bien. Oui, c'est comme ça que j'ai su que je l'aimais : quand elle s'est imposée comme le morceau du puzzle qui me manquait pour bien vivre. »
• Aurélia, 27 ans
« Quand j'ai découvert que lui aussi était fan du "Guiness des records" de 1982, je me suis dit : "C'est pas possible ! Il se souvient que l'homme le plus grand du monde fait 2 m 72 ! Ce type-là est merveilleux, il est fait pour moi !" »
• Julien, 30 ans
« Je me suis rendu compte que j'aimais en elle des comportements que je ne supportais pas chez d'autres. Tous ses défauts se transforment en qualités. »
• Caroline, 40 ans
« Le déclic : un voyage que l'on a fait peu de temps après notre rencontre. Passer dix mois ensemble et ne garder que de bons souvenirs m'a fait comprendre que je l'aimais. »
• Thomas, 44 ans
« Elle m'a épaté par son indépendance, sa confiance en elle, sa joie de vivre. Je suis littéralement tombé amoureux de tout ce qu'elle était. Et je le reste, vingt-deux ans après. »
• Christina, 26 ans
« Quand on s'est rencontrés, j'étais très jeune, insouciante et toujours en vadrouille. Lui, acceptait tout de moi. Sa patience m'a appris qu'il était quelqu'un d'exceptionnel et que je l'aimais. »
• Laurent, 31 ans
« Chaque fois qu'elle repartait aux Etats-Unis, j'étais malheureux, je ne pensais qu'à ça. J'ai fini par me dire : "Pas de doute, je suis accro !" »
• Magali, 35 ans
« Il y a eu plusieurs étapes. Le premier regard d'abord : une espèce de certitude qui m'est tombée dessus. Puis la façon qu'il a eue de m'écouter, de me parler. Je me suis dit : "J'ai rencontré quelqu'un." »
• Vladimir, 33 ans
« Il n'y a pas d'explication rationnelle. Ç'a à voir avec l'âme ; dès que je l'ai aperçue, je me suis senti lié à elle. C'était comme l'expression d'une liberté ; elle me rendait compte du pouvoir de la vie. »
• Aneley, 28 ans
« Il me rend heureuse, satisfaite, confiante. C'est quelque chose de nouveau que j'ai ressenti, très vite, et qui se développe depuis. »
• Ferdinand, 29 ans
« Après notre rencontre, j'ai eu un sentiment de force, de joie, d'énergie supplémentaire. Un truc qui nous fait dire : "C'est à elle que je le dois." On le sait très vite, peut-être dès le premier regard. »
• Claudine, 61 ans
« Un coup de foudre de gamine de 16 ans. Dès que l'on s'est vus, on est entrés en fusion ! C'était l'amour passion, irrationnel, déraisonnable. »
• Daniel, 62 ans
« La première fois que je l'ai vue, en classe, je l'ai trouvée sublime ! Impossible de me contrôler. Le jour où je lui ai pris la main, mon coeur prêt à exploser, je me suis dit : "Y a rien à faire, tu l'aimes." C'était il y a quarante-cinq ans. »
• Linda, 59 ans
« Nous avions la même façon de considérer la vie. Il me parlait d'art avec passion, je pensais : "Nous sommes faits pour vivre ensemble, seul cet homme peut me comprendre et me rendre heureuse." »
• Jack 62 ans
« Nous nous fréquentions depuis quelque temps et j'ai failli la perdre parce qu'un autre s'intéressait à elle. J'ai réalisé que je ne pourrais vivre sans elle. Je lui ai envoyé des roses et l'on ne s'est plus quittés. »
• Pascaline, 23 ans
« J'ai "oublié" de regarder les autres garçons. Ça m'a étonnée. Aujourd'hui, je ne vois que lui. »
• Hervé, 25 ans
« Dans la rue, je me suis soudain mis à penser à elle. Et j'ai voulu lui faire des cadeaux, la sentir à mes côtés. Elle me manquait. C'est là que je me suis rendu compte de ce que je ressentais pour elle et qui était plus fort qu'avec d'autres filles avant. »
(Propos recueillis par Anne-Laure Gannac)
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# Posté le jeudi 05 avril 2007 10:52

Grand Corps Malade Je dors sur mes 2 oreilles

Grand Corps Malade  Je dors sur mes 2 oreilles

Je dors sur mes 2 oreilles

J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai décidé de changer de thème
D'embrasser le premier connard venu pour lui dire je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme ça je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'½il du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles

Je n'suis pas le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J'ai envie d'être au c½ur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

(© Grand Corps Malade, 2005

# Posté le lundi 02 avril 2007 18:23

Enfant de la Ville

Enfant de la Ville


Enfant de la Ville

J'avoue que c'est bon de se barrer à la mer ou à la campagne
Quand tu ressens ce besoin, quand ton envie de verdure t'accompagne
Nouvelles couleurs, nouvelles odeurs, ça rend les sens euphoriques
Respirer un air meilleur ça change de mon bout de périphérique
Est-ce que t'as déjà bien écouté le bruit du vent dans la forêt
Est-ce que t'as déjà marché pieds nus dans l'herbe haute, je voudrais
Surtout pas représenter l'écolo relou à 4 centimes
Mais la nature nourrit l'homme et rien que pour ça faut qu'on l'estime
Donc la nature je la respecte, c'est peut-être pour ça que j'écris en vers
Mais c'est tout sauf mon ambiance, j'appartiens à un autre univers
Si la campagne est côté face, je suis un produit du côté pile
Là où les apparts s'empilent, je suis enfant de la ville
Je sens le c½ur de la ville qui cogne dans ma poitrine
J'entends les sirènes qui résonnent mais est-ce vraiment un crime
D'aimer le murmure de la rue et l'odeur de l'essence
J'ai besoin de cette atmosphère pour développer mes sens

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J'aime la foule quand ça grouille, j'aime les rires et les cris
J'écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je trempe ma plume dans l'asphalte, il est peut-être pas trop tard
Pour voir un brin de poésie même sur nos bouts de trottoirs
Le bitume est un shaker où tous les passants se mélangent
Je ressens ça à chaque heure et jusqu'au bout de mes phalanges
Je dis pas que le béton c'est beau, je dis que le béton c'est brut
Ca sent le vrai, l'authentique, peut-être que c'est ça le truc
Quand on le regarde dans les yeux, on voit bien que s'y reflètent nos vies
Et on comprend que slam et hip-hop ne pouvaient naître qu'ici
Difficile de traduire ce caractère d'urgence
Qui se dégage et qu'on vit comme une accoutumance
Besoin de cette agitation qui nous est bien familière
Je t'offre une invitation pour cette grande fourmilière
J'suis allé à New York, je me suis senti dans mon bain
Ce carrefour des cultures est un dictionnaire urbain
J'ai l'amour de ce désordre et je ris quand les gens se ruent
Comme à l'angle de Broadway et de la 42ème rue

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J'aime la foule quand ça grouille, j'aime les rires et les cris
J'écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je me sens chez moi à Saint-Denis, quand y'a plein de monde sur les quais
Je me sens chez moi à Belleville ou dans le métro New-yorkais
Pourtant j'ai bien conscience qu'il faut être sacrément taré
Pour aimer dormir coincé dans 35 mètres carrés
Mais j'ai des explications, y'a tout mon passé dans ce bordel
Et face à cette folie, j'embarque mon futur à bord d'elle
A bord de cette pagaille qui m'égaye depuis toujours
C'est beau une ville la nuit, c'est chaud une ville le jour
Moi dans toute cette cohue je promène ma nonchalance
Je me ballade au ralenti et je souris à la chance
D'être ce que je suis, d'être serein, d'éviter les coups de surin
D'être sur un ou deux bons coups pour que demain sente pas le purin
Je suis un enfant de la ville donc un fruit de mon époque
Je vois des styles qui défilent, enfants du melting-pot
Je suis un enfant tranquille avec les poches pleines d'espoir
Je suis un enfant de la ville, ce n'est que le début de l'histoire

(© Grand Corps Malade, 2005)

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# Posté le lundi 02 avril 2007 18:20